Présente

LE MYSTERIEUX DOCTEUR KORVO
Whirlpool
(1949)
  • Telerama :
  • Jean Tullard :
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Distribution

Ann Sutton ............................................ Gene Tierney
Dr. William 'Bill' Sutton ............................................ Richard Conte
David Korvo ............................................ José Ferrer
Charles Bickford
Barbara O_Neil
Eduard Franz
Constance Collier
Fortunio Bonanova
Ruth Lee
Ian MacDonald
Alex Gerry
Helen Westcott
Nancy Valentine

Equipe de Tournage

Réalisateur ............................................ Otto Preminger
Scénariste ............................................ Ben Hecht
............................................ Andrew Solt
Origine de scénario ............................................ Guy Endore
Directeur photo ............................................ Arthur Miller
Décorateur ............................................ Lyle R. Wheeler
............................................ Leland Fuller
............................................ Thomas Little
............................................ Walter M. Scott
Compositeur ............................................ David Raksin
Producteur ............................................ Otto Preminger
Monteur ............................................ Louis R. Loeffler

Sortie :
Long métrage 35mm / noir et blanc
Genre: Thriller,
Durée: 1h30m

Ann Sutton, l'épouse d'un psychiatre renommé, souffre de kleptomanie. Elle est prise la main dans le sac dans un magasin, mais elle est tirée de ce mauvais pas par un homme élégant et beau parleur, le Dr. Korvo...

Critique de Jacques Lourcelles (Dictionnaire du Cinéma) Deuxième des quatre films de Preminger avec Gene Tierney. Variation ultra-sophistiquée sur un triangle de personnages proches de celui de Laura. Ce récit d'une aventure plus pathologique encore, mais non moins criminelle que celle de Laura, est fondé sur le contraste entre les deux points de vue différents que prennent deux hommes sur la même femme. Le cynisme et le pessimisme de Preminger (qui tendront à s'effacer par la suite) veulent ici que l'amour soit aveugle et que la malice voie plus clair, plus juste et plus loin que l'amour. C'est Jose Ferrer, le sans foi ni loi, qui, voulant se servir de Gene Tierney, comprendra ses tourments intérieurs, que son mari pourtant spécialiste en la matière, n'avait su ni voir ni deviner. C'est ici le triomphe d'un cinéma de fascination, laquelle joue aussi bien entre les personnages qu'entre ces personnages et le spectateur. Ayant à la rendre crédible, attachante, voire même touchante, une intrigue beaucoup Plus tirée par les cheveux que celle de Laura, Preminger a usé en maître de tous les prestiges de sa mise en scène à la fois souple et autoritaire : mouvements d'appareils enfonçant les personnages dans le décor comme dans une eau dormante et dangereuse, subtils contrastes d'ombre et de lumière isolant parfois les visages dans une dure clarté d'aquarium. Il les a mis au service de cette exploration des gouffres intimes des personnages et, plus particulièrement, de ceux de son héroïne, qui est, comme bien souvent dans son œuvre, le pivot de l'histoire (très grande similitude des scènes d'interrogatoires de Laura et, ici, d'Anne). Personne d'autre que Gene Tierney ne pouvait livrer avec autant de sincérité et d’ambiguïté la double nature de son personnage : élégance et sérénité à l'extérieur, malaise, bouleversements, régression douloureuse et crispée vers l'enfance à l'intérieur. A côté d’elle, l'excellent Jose Ferrer cisèle avec talent son personnage diabolique, à la fin victime de ses diableries. Il appartient à cette catégorie, toujours perdante, des grands solitaires premingériens, experts en charme et en sortilèges, manipulateurs d'âmes et de volontés, où se recrutent quelques-uns des plus attachants personnages de l'auteur.

Recette :
Entrées en France : 63 283