Noé Productions
Présente


L'ESQUIVE

(2004)
  • Jean Tullard :


Distribution

Krimo ............................................ Osman Elkharraz
Lydia ............................................ Sara Forestier
Frida ............................................ Sabrina Ouazani
Nanou ............................................ Nanou Benhamou
Fathi ............................................ Hafet Ben-Ahmed
Aurélie Ganito
Carole Franck
Hajar Hamlili

Equipe de Tournage

Réalisateur ............................................ Abdellatif Kechiche
Scénariste ............................................ Abdellatif Kechiche
............................................ Ghalia Lacroix
Directeur photo ............................................ Lubomir Bakchev
Décorateur ............................................ Michel Gionti
Producteur ............................................ Jacques Ouaniche
Monteur ............................................ Ghalia Lacroix
............................................ Antonella Bevenja

Sortie : 4 Janvier 2004
Long métrage
Genre: ,
Durée: 1h55m

Abdelkrim, dit Krimo, quinze ans, vit dans une cité HLM de la banlieue parisienne. Il partage avec sa mère, employée dans un supermarché, et son père, en prison, un grand rêve fragile : partir sur un voilier au bout du monde. En attendant, il traîne son ennui dans un quotidien banal de cité, en compagnie de son meilleur ami, Eric, et de leur bande de copains. C'est le printemps et Krimo tombe sous le charme de sa copine de classe Lydia, une pipelette vive et malicieuse...

Critique de Philippe Azoury (Libération) (...) même s'il est un film très découpé, réussissant en quelques plans de nuques un exploit de sensualité et d'observation, la première qualité de l'Esquive n'est pas de vouloir exister coûte que coûte comme film de cinéma. Mais, à l'inverse, d'embrouiller le jeu de nos références en partant des codes connus (...) Critique de Michaël Melinard (L'Humanité) Excellent directeur d'acteurs (...), le cinéaste s'est aussi remarquablement acclimaté aux obstacles liés à l'économie de survie du film. La banlieue comme théâtre de jeu, des jeunes de cités comme comédiens principaux, l'Esquive est un audacieux pari admirablement réussi par le cinéaste. Critique de Florence Colombani (Le Monde) Abdellatif Kechiche filme la parole en marche avec fièvre, mû par une urgence qui donne au film une grande puissance artistique. Critique de Pierre Murat (Télérama) (....) avec l'aide de comédiens amateurs étonnants de vigueur et de fraîcheur (...), il (Abdellatif Kechiche) réussit l'alliance rare de la lucidité et de l'espoir. L'Esquive décrit, donc, le monde tel qu'il est et le rêve tel qu'il pourrait être. C'est, au sens le plus noble du terme, un film politique. Et un film politique superbe. Critique de Serge Kaganski (Les Inrockuptibles) Croisement subtil du réel et du théâtre où s'éprouvent les perpétuels jeux de l'amour et du hasard. Porté par des dialogues incandescents et de jeunes acteurs électriques, L'Esquive d'Abdellatif Kechiche met délicatement à nu certaines fractures de la société française. Critique de Sophie Grassin (Première) L'Esquive, comédie très drôle - car L'Esquive est une comédie très drôle mais aussi foncièrement "politique" - colle aux bouilles, aux corps, aux éclats de voix, oscille entre Jacques Doillon et Maurice Pialat. Critique de Thierry Chèze (Studio Magazine) Au milieu de cette petite troupe, une actrice explose. Elle s'appelle Sara Forestier. Sa tchatche, sa nature, la précision de son jeu et sa photogénie lui promettent des beaux lendemains. A l'image de cette fiction, dont l'humanité vibrante bouscule brillamment nos certitudes. Critique de Olivier De Bruyn (Le Point) Suivant au plus près une bande d'adolescents des cités confrontés aux jeux de l'amour et du hasard (dans leur vie comme sur les scènes de théâtre), Abdellatif Kechiche dévoile une sensibilité, un sens du rythme et du dialogue qui témoignent d'une personnalité créatrice hors du commun. Critique de Pascal Mérigeau (Le Nouvel Observateur) Tout va si vite, tout est si fluide que l'on se dit que c'est forcèment la vie. On ne se trompe pas et pourtant on n'a pas raison : c'est beaucoup mieux que cela, c'est du cinéma, qui offre de considérer la vie des autres au miroir de la sienne propre. Du cinéma pensé, réfléchi, travaillé. Critique de Vincent Thabourey (Positif) (...) une finesse psychologique d'autant plus émouvante qu'elle nous apparaît au détour d'un langage inédit, énergique et physique jusqu'à en être parfois brutal (...) Mais L'esquive est avant tout une comédie (...) qui fonctionne grâce aux allers-retours permanents entre deux langues que tout sépare (...) Critique de Eric Libiot (L'Express) Sociologue un peu, cinéaste sûrement, Kechiche livre un long-métrage plein de verbe et de verve. Emouvant et drôle. Incarné et parlé. Critique de Jean-Philippe Tessé (Cahiers du Cinéma) L'Esquive est l'accomplissement de ce retour vers la spontanéité des sentiments, l'esquisse des portraits et l'attention à ce qui ne fait plus (plus maintenant) événement.

Recette :
Entrées en France : 281 921