(James bond) George Lazenby

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Acteur:   George Lazenby 

BIO : George Lazenby (James Bond dans AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE)

Né le : 5 septembre 1939 à Goulburn (Australie)

LES DEBUTS
George Lazenby, le second acteur à incarner James Bond dans la série des 007 de United Artists, possède les mêmes traits que Sean Connery: ce côté rude, dangereux, qui, dans le raffinement d’un costume bien coupé, crée ce personnage indélébile du cinéma : James Bond 007. En revanche, pour George Lazenby, le rôle de James Bond deviendra trop pesant, à cause du raz-de-marée publicitaire qui en résulte. Malgré ses difficultés à gérer l’attention générale que lui apporte le rôle, l’interprétation de Lazenby est jugée comme étant l’une des meilleures par beaucoup de fans purs et durs de 007. George Lazenby obtient le rôle de James Bond grâce à son esprit indépendant. Fils unique d’un ouvrier des chemins de fer, il quitte ses parents à 15 ans. "Ma mère m’a dit : ‘Fais comme nous ou pars.’ Je suis parti." Lazenby fait les choses à sa manière depuis ce temps-là. Il quitte l’école à 17 ans et ne sert dans l’armée australienne que quatre mois avant l’abolition du service national obligatoire. Apprenti mécanicien auto, Lazenby bifurque vers la vente de voitures et travaille dans différents endroits en Australie. Il rencontre bientôt une femme qui lui ravit le cœur. Elle déménage en Angleterre et il la suit, refusant d’abandonner ses élans amoureux. En avril 1964, Lazenby la rejoint avec un billet aller simple dans une cabine classe touriste (partagée par quatre voyageurs), un peu moins de 300 livres en liquide et un costume de rechange qui sera déchiré en route. "Je pensais que ce serait formidable d’être à nouveau avec elle, mais à mon arrivée elle a refusé de me parler." Lazenby se trouve une chambre à Earl’s Court, à Londres ("c’était si petit que je devais m’habiller dans le couloir") et trouve du travail dans la branche qu’il connaît le mieux, la vente de voitures. Admirant les limousines toutes neuves d’un magasin de Park Lane, le photographe indépendant Chard Jenkins persuade Lazenby d’entrer dans le monde de la mode. Moins d’un an plus tard il devient non seulement le mannequin masculin le mieux payé d’Angleterre, mais de l’Europe entière.

LE NOUVEAU JAMES BOND
A l’époque des recherches pour un nouveau James Bond, George Lazenby roulait en Aston Martin et gagnait à peu près 40 000 dollars par an en étant mannequin et en tournant des publicités. Les téléspectateurs britanniques le connaissaient déjà comme le costaud de la publicité pour "Big Fry", une barre chocolatée. La route de James Bond commence avec une simple faveur : Lazenby remplace un ami à un rendez-vous organisé avec Maggie Abbott. "[Maggie Abbott] était sensée être un agent plein d'avenir, se rappelle Lazenby, mais je m’en fichais." Quand Sean Connery abandonne le rôle de 007 cette même année, Maggie Abbott poursuit Lazenby jusque dans un restaurant parisien et insiste pour qu’il auditionne. L’idée lui plaît ; il est grand fan de James Bond. Il se rend chez le tailleur Anthony Sinclair de Saville Row, où Sean Connery s'habillait en James Bond, et se fait faire un costume. Lazenby achète une rolex, et se fait couper les cheveux pour ressembler à Sean Connery. Une fois prêt, Lazenby entre dans le bureau du producteur et demande à rencontrer Harry Saltzman pour un entretien sans rendez-vous. Il aurait dit : "Il paraît que vous cherchez James Bond." Lazenby avait déjà été remarqué par l’autre moitié de l’équipe de production. "Je l’avais vu chez un coiffeur", déclare Albert R. Broccoli au International Herald Tribune en 1968. "J’ai eu son nom et l’ai gardé. Quand nous avons eu besoin d’un nouveau (James Bond) pour AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE, j’ai retrouvé ses coordonnées. Nous avons réduit notre recherche à quelques personnes et il a tourné un bout d‘essai." Les producteurs Albert R. Broccoli et Harry Saltzman ont examiné plus de 400 candidatures avant d’engager George Lazenby, 1m86, 81 kg, 29 ans, pour le rôle de 007 en octobre 1968. D’après les commentaires des producteurs, il leur avait fait une impression similaire à celle qu’avait produit Sean Connery six ans auparavant. En fait, Lazenby avait bien appris sa leçon, et il savait exactement comment Sean Connery avait obtenu le rôle. Lazenby était confiant en ses capacités malgré son manque d’expérience. "Sean Connery a fait du bon travail, dit-il lorsqu’il est engagé. Je pense pouvoir bien faire. Je ne suis pas fermé. Je pense que je peux apprendre des producteurs et du réalisateur et être ouvert à toutes les suggestions." Malheureusement cette attitude ne durera pas.

DIVORCE ABOMINABLE
George Lazenby pense pouvoir être "ouvert" et ne pas imposer ses "propres idées", mais cette humilité disparaît rapidement. Après tout, il prétend en savoir beaucoup sur 007. "Bond est tout simplement arrogant, égocentrique et tout ça", dit Lazenby cité par Peer J. Oppenheimer. A la base, je me joue moi-même." L’indépendance de George Lazenby le dessert. Les qualités mêmes qui lui ont valu le rôle se retournent contre lui pour pratiquement détruire sa arrière. Quand le tournage commence aux studios Pinewood, Lazenby admet que cette situation de star lui monte à la tête. D’après Granville Watts, un journaliste du Los Angeles Herald Examiner, Lazenby a une nouvelle attitude : "J’ai fait une chouette découverte : je suis James Bond. Je prends les choses comme elles viennent et, comme Bond, j’ai l’œil pour les filles." Durant le tournage, le Family Weekly publie un article intitulé "Le nouveau James Bond, George Lazenby : égocentrique et arrogant." Dans cet article, Peer J. Oppenheimer écrit que les douze partenaires féminines de Lazenby ont toutes quelque chose à dire sur Lazenby, en mal. "Les commentaires, rapporte le journaliste, vont de‘C’est un orateur brillant, tant que vous parlez de l’Australie.’ jusqu'à ‘Il ne pense qu’au sexe.’" "Personne ne peut me forcer à faire ce que je ne veux pas faire", déclare Lazenby aux journalistes. Un jour après avoir été, de son propre aveu, "irrespectueux", Lazenby sent que le réalisateur Peter Hunt ne s’implique plus totalement dans le projet. L’influence qu’exerce Roan O’Reilly sur Lazenby n’aide pas non plus. Pour Roan, James Bond appartient au passé. La production terminée, Lazenby, dont le salaire hebdomadaire a été de 880 dollars pendant 36 semaines, et pour qui un second 007 pouvait signifier 2 millions de dollars en pourcentage, rompt son engagement. Il dit au journaliste Wayne Warga "J’admets qu’il y aura toujours de la place pour le rêve (de James Bond). Mais le rêve ne m’intéresse pas. La réalité m'intéresse." "Si Bond était un personnage ‘actuel’, et si l’histoire était mise au goût du jour pour qu’elle puisse parler aux gens, j’en ferais peut-être un autre." déclare Lazenby au Coronet. "Je veux un film dans le vent." Le producteur Albert R. Broccoli en a assez. Il se défend dans le Hollywood Reporter en mars 1970, "Je ne le reprendrai pas, non. Pourquoi en sommes-nous si sûrs ? Parce que c’est un chieur. Suis-je assez clair ?"

POST-PARTUM
En 1976, George Lazenby confie à Roderick Mann du Los Angeles Times, "Harry Saltzman m’a toujours averti : ‘Si tu ne tournes pas encore un Bond tu ne feras que des westerns spaghettis.’... Mais je ne pouvais même pas obtenir ça non plus. Mon agent ne pouvait pas le croire. Mais les nouvelles vont vite, c’était ‘difficile’." Bien évidemment, la déception du public, et les problèmes personnels de Lazenby qui s’ensuivent, ont un effet extrêmement négatif sur sa carrière cinématographique. Il se rend en Espagne et "tape dans la bouteille assez fort." Il raconte à l’auteur Peter Haining : "Un soir, le trou noir complet. Je suis revenu à moi au milieu de visages apeurés. Ils m’ont dit que ma respiration s'était arrêtée." Cette expérience changera la vie de Lazenby. "J'ai décidé de me rendre à Hong-Kong, et j'ai décroché quelques rôles dans des petits films. Et j'ai un peu travaillé en Australie." Il continue : "Ecoutez, j’admets avoir agi stupidement... Mais rappelez-vous, c’était mon premier film... Je ne suis plus la même personne qui s’est ridiculisée il y a de cela bien des années." Après Hong-Kong et l’Australie, Lazenby se rend aux Etats-Unis. Pendant quelques années, Lazenby spécule dans l’immobilier du sud de la Californie et apparaît occasionnellement dans un film comme DEATH DIMENSION ou HAMBURGER FILM SANDWICH. Il décroche un second rôle dans SAINT JACK de Peter Bogdanovich, pour lequel il obtient de bonnes critiques. Lazenby fait aussi une carrière de 007 non officiel. A la fin des années 70, il apparaît dans une publicité pour Sony, incarnant un faux Bond face à un faux Q. En 1983, Lazenby joue dans "Le Retour des agents très spéciaux" comme une sorte de James Bond de toute évidence. Son personnage dans NEVER TOO YOUNG TO DIE est tout aussi clairement copié sur 007. Lazenby joue dans un film sans suspense "Alfred Hitchcock Presents, Diamonds Aren’t Forever" à la fin des années 80 ; il y incarne un espion en smoking, qui saute en parachute et dont l’identité n'est pas un mystère. Plus récemment, Lazenby a joué le rôle d’un espion britannique pour un jeu sur CD-ROM, "Fox Hunt". Au-delà de l’image de Bond, Lazenby apparaît à la télévision américaine dans un téléfilm de 2h inspiré de "Hawaii police d’état". Plus récemment, dans "Hôtel", "Kung-Fu, la légende continue", et le programme érotique "Emmanuelle, la série" pour le câble. Il incarne également le général Pedigrue dans l’épopée de la guerre de sécession produite par TNT, GETTYSBURG, LA DERNIERE BATAILLE. Entre ces quelques rôles, Lazenby navigue sur la Méditerranée et, depuis vingt ans, il participe à des compétitions de motos. En 1994, Lazenby a mis sa carrière d’acteur en veilleuse pour passer du temps avec sa femme, ils sont mariés depuis plus de vingt ans, auprès de leur fils de 19 ans, Zack, qui était atteint d’une tumeur cérébrale. Cette année-là, il s’associe avec l’entrepreneur Sterling Long Colbo pour monter une chaîne de restaurants sur le thème de l’espionnage, la Spy House, qui n’est toujours pas née. Après la disparition de Zack, Lazenby revient à l’écran dans plusieurs petites productions. A propos du nouveau James Bond, Pierce Brosnan, Lazenby dit : "Brosnan est parfait pour ce boulot... Brosnan (apporte) au rôle une sensibilité plus moderne." Plus récemment, Lazenby a fait la paix avec le producteur Broccoli. Il prétend avoir toujours eu des rapports amicaux avec Harry Saltzman, qui avait parlé d’un autre film non-bondien avec Lazenby. George Lazenby continue d’être indépendant, mais il a beaucoup appris de la vie avec 007.