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Marcel Mouloudji

Chanteur, Compositeur & Acteur  née le 16 septembre 1922
Il est mort à l'age de 72 ans le 14 juin 1994


" Ma mère était bretonne et catholique, mon père, kabyle et musulman " écrit Marcel Mouloudji dans "Le petit invité" (Éd. Balland, 1989) où l'auteur, né à Paris le 16 septembre 1922, évoque ses années d'enfance et d'adolescence. Pauvre, la famille Mouloudji - Marcel a un frère cadet, André, que la tuberculose emportera en 1944 - subsiste avec le salaire du père, ouvrier, et grâce à la gestion rigoureuse d'une mère qui, devenue folle, sera bientôt internée dans un asile. Celle-ci envoie ses fils, le jeudi, au catéchisme. Le père est communiste et Marcel l'accompagne dans les meetings et manifestations du Parti. Ainsi le gamin, qui a révélé, très jeune, un joli filet de voix, entonne au patronage "Je suis chrétien" et, le dimanche, avec les pionniers, "L'Internationale" ! Un soir, il a une douzaine d'années, il chante sur une scène de son quartier. Il a un tel trac que sa prestation est une catastrophe ! Mais quelqu'un, dans la salle, a perçu son talent et lui confie le nom et l'adresse d'un ami qui cherche un gosse pour un spectacle théâtral. Cet ami, que Mouloudji va voir sans tarder, est Jean-Louis Barrault... Le spectacle, "Le Tableau des Merveilles", est adapté de Cervantès par Jacques Prévert et interprété par Barrault, Roger Blin, Maurice Baquet. Dès lors, Mouloudji s'est trouvé une nouvelle famille, celle du spectacle et des arts qui hante Saint-Germain-des-Prés. Il fait la connaissance de comédiens comme Raymond Bussières ou Yves Deniaud, se lie d'amitié avec Robert Desnos, le poète, avec Marcel Duhamel et, plus tard, Jean-Paul Sartre. Au cinéma, où il débute dans JENNY, on le spécialise d'abord dans des rôles de gavroche. Il incarne enfin un personnage de premier plan dans LES INCONNUS DANS LA MAISON, où il est criminel par amour. André Cayatte lui confiera son meilleur rôle dans NOUS SOMMES TOUS DES ASSASSINS, celui d'un ex-héros de la Résistance condamné à mort pour meurtre. C'est dans la littérature et, surtout, dans la chanson, que Mouloudji va s'épanouir. Écrivain, il publie dès 1944 "Enrico", qui lui vaut le Prix de la Pléïade. D'autres ouvrages suivront, empreints de délicatesse et de poésie : "En Souvenir de Barbarie", "Les Larmes", "La Guerre buissonnière", "Un Garçon sans importance"... Mais c'est comme auteur, compositeur et interprète de chansons qu'il se taille une immense popularité : "Comme un petit coquelicot", "Un jour tu verras", "La complainte des infidèles", "Le déserteur", parmi beaucoup d'autres, connurent un succès considérable avant de devenir des classiques de la chanson française. Marcel Mouloudji s'est éteint à Neuilly-sur-Seine, le 14 juin 1994. Sa fille Annabel est, elle aussi, comédienne.

acteur (26 films)

1961  LA PLANQUE de Raoul André
1957  RAFLES SUR LA VILLE de Pierre Chenal
1956  JUSQU'AU DERNIER de Pierre Billon
1953  SECRETS D'ALCOVE de Jean Delannoy, Henri Decoin, Gianni Franciolini, Ralph Habib
1951  NOUS SOMMES TOUS DES ASSASSINS de André Cayatte
1951  GIBIER DE POTENCE de Roger Richebé
1950  JUSTICE EST FAITE de André Cayatte
1949  LES EAUX TROUBLES de Henri Calef
1949  LA SOURICIERE de Henri Calef
1949  TETE BLONDE de Maurice Cam
1949  LA MATERNELLE de Henri Diamant-Berger
1948  BAGARRES de Henri Calef
1947  LES JEUX SONT FAITS de Jean Delannoy
1947  LE BATAILLON DU CIEL de Alexandre Esway
1945  BOULE DE SUIF de Christian-Jaque
1944  L'ANGE DE LA NUIT de André Berthomieu
1943  VAUTRIN de Pierre Billon
1942  LES CADETS DE L'OCEAN de Jean Dréville
1941  LES INCONNUS DANS LA MAISON de Henri Decoin
1941  PREMIER BAL de Christian-Jaque
1940  LE GRAND ELAN de Christian-Jaque, Harry R. Sokal
1939  L'ENFER DES ANGES de Christian-Jaque
1938  LES DISPARUS DE SAINT-AGIL de Christian-Jaque
1937  A VENISE UNE NUIT de Christian-Jaque
1937  CLAUDINE A L'ECOLE de Serge de Poligny
1937  LA GUERRE DES GOSSES de Jacques Daroy, Eugène Deslaw