Présente
MON ONCLE D'AMERIQUE

(1980)

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Realisateur:
Scénariste:
Jean Gruault
Origine Scénario:
Directeur Photo:
Décorateur:
Compositeur:
Arié Dzierlatka.
Monteur:
Albert Jurgenson.

Date de sortie en france: 21 Mai 1980
Genre: Drame,
Durée:

Janine, Jean et René. Leurs destins se croisent et, par quelques interventions en contrepoint de leur histoire, Henri Laborit explicite leurs comportements. Née dans un milieu modeste de la région parisienne, Janine est devenue comédienne malgré l'opposition de ses parents. A l'issue d'une représentation, elle rencontre Jean. Peu après, ce haut fonctionnaire à la radio a pour maîtresse l'ancienne militante communiste et il quitte sa femme et ses enfants pour s'installer avec elle…

La surprise fut grande, après "Providence", de voir Resnais travailler non plus avec un auteur littéraire mais avec un scénariste de cinéma, mêler une fiction à des considérations scientifiques. Il y eut là un changement de son inspiration et de son langage cinématographique, d'autant plus étonnant que "Mon oncle d'Amérique" remporta un succès commercial dépassant en recettes "L'avare" de Louis de Funès et Jean Girault. Ce film, au montage très élaboré, fait avancer, à côté des théories du professeur Laborit (il apparaît souvent et il y a toute une démonstration sur les rats) trois destinées parallèles qui, contrairement aux lois de la géométrie, finissent par se rejoindre. Les personnages racontent leurs souvenirs d'enfance, puis on passe au présent. La construction de ces récits à tiroirs s'accompagne d'évocations d'anciens films français : Le Gall est un admirateur de Danielle Darrieux, Janine, une admiratrice de Jean Marais ; Ragueneau reproduit, dans son existence, certains états du mythe de Gabin. Tout cela est, visuellement, d'une richesse foisonnante. Resnais joue avec le temps, l'espace, le réalisme des comportements et les manifestations de l'inconscient. On se laisse aller, très vite, au plaisir de cette écriture cinématographique donnant une illustration possible des théories de Laborit, tout en gardant la part de l'imprévu. L'imaginaire se manifeste avec l'île bretonne où Le Gall, enfant, lit un roman en bandes dessinées portant le mythe du héros d'Amérique. Ce film réserve constamment des surprises car on ne prévoit jamais (comme par exemple chez Lelouch), ce qui va se passer, la manière dont les deux hommes et la femme vont se rencontrer.

Recette :
Entrées en France : 1 370 600

  • Telerama :
  • Jean Tullard :